S’il y avait une chose sur laquelle Keir Starmer aurait pu espérer que les médias britanniques le soutiendraient, c’était bien son refus de suivre aveuglément un président américain dans la guerre au Moyen-Orient. Après tout, son prédécesseur travailliste, Tony Blair, n’a été vraiment critiqué par la presse que pour son bellicisme en Irak. Ces espoirs doivent maintenant être anéantis.
Dimanche, trois grands groupes de presse ont lancé des avertissements sévères de la part des forces de défense israéliennes concernant la capacité de l’Iran à frapper Londres. Au-delà de l'absence de preuves officielles ou de l'impartialité de la source, le ton des attaques contre le Premier ministre était frappant. Le Telegraph a donné la parole aux rivaux conservateurs de Starmer, principalement Nigel Farage de Reform UK, qui l’a accusé de lâcheté et de présider un parti « évoluant vers une position d’extrême gauche alliée aux islamistes ». L’Express s’est montré tout aussi dédaigneux (« Donald Trump se moque brutalement de Keir Starmer en partageant un sketch montrant le Premier ministre « effrayé »). Et même le Sunday Times a répété l'alarmi...
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